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Installer une borne de recharge en copropriété en 2026 : démarches, coûts et droits des copropriétaires

Installer une borne de recharge en copropriété en 2026 : démarches, coûts et droits des copropriétaires

Installer une borne de recharge en copropriété en 2026 : un enjeu devenu incontournable

En 2026, installer une borne de recharge en copropriété n’est plus une option marginale réservée à quelques passionnés de voiture électrique. C’est désormais un enjeu central pour la valeur patrimoniale des immeubles, pour le confort des résidents et pour l’attractivité locative. Entre l’essor des véhicules électriques, les nouvelles réglementations et l’évolution des aides financières, le paysage a profondément changé en quelques années.

En tant que journaliste spécialisé dans la mobilité électrique, je vois clairement une tendance : les copropriétés qui anticipent et s’organisent autour de la recharge gagnent en sérénité, tandis que celles qui tardent se retrouvent sous pression, avec des demandes de plus en plus nombreuses et parfois des tensions entre copropriétaires.

Voyons en détail quelles sont les démarches à suivre, les droits des copropriétaires en 2026, les coûts à prévoir, et les erreurs fréquentes à éviter lorsqu’on veut installer une borne de recharge en copropriété.

Le cadre légal en 2026 : le « droit à la prise » toujours au cœur du dispositif

Le point central pour comprendre l’installation de bornes de recharge en copropriété en France reste le droit à la prise. Il permet à tout copropriétaire ou locataire de faire installer, à ses frais, une borne de recharge sur sa place de stationnement, dès lors qu’elle est située dans un parking fermé ou couvert, attenant à l’immeuble ou situé à proximité immédiate.

Ce droit, encadré par le Code de la construction et de l’habitation, a été renforcé au fil des années, notamment par les lois relatives à la transition énergétique et à la mobilité. En 2026, les principes restent les suivants :

  • Le copropriétaire (ou locataire, avec l’accord du propriétaire) peut demander l’installation d’une borne de recharge sur son emplacement de stationnement.
  • Il doit informer le syndic de copropriété via une lettre recommandée avec accusé de réception, accompagnée d’un dossier technique.
  • La copropriété ne peut s’opposer à la demande que pour un motif sérieux et légitime (impossibilité technique, sécurité, projet global déjà voté, etc.).
  • Les travaux sont à la charge du demandeur, sauf si la copropriété adopte une solution collective.

Dans la pratique, le « droit à la prise » oblige les copropriétés à justifier clairement tout refus. En tant qu’observateur du marché, je constate que les contestations sont de plus en plus rares, car les syndics ont désormais l’habitude de gérer ce type de demandes.

Les démarches pour installer une borne de recharge en copropriété

Installer une borne de recharge en copropriété en 2026 suit un processus assez cadré, mais qui varie selon que l’on opte pour une solution individuelle ou collective. Dans tous les cas, je recommande vivement de s’appuyer sur un professionnel qualifié IRVE (Infrastructure de Recharge pour Véhicule Électrique).

Préparer son projet : étude de besoin et faisabilité

Avant même de déposer un dossier auprès du syndic, il est pertinent de :

  • Vérifier si la copropriété dispose déjà d’un projet ou d’une installation IRVE (colonne montante, pré-équipement, etc.).
  • Analyser la distance entre la place de parking et le tableau électrique où sera raccordée la borne.
  • Estimer la puissance de recharge nécessaire (3,7 kW, 7,4 kW, 11 kW ou 22 kW), en fonction de ses trajets quotidiens et du type de véhicule électrique.
  • Demander un ou plusieurs devis à des installateurs IRVE spécialisés en copropriété.

Cette phase amont permet de présenter un dossier solide au syndic et à l’assemblée générale, et d’éviter les mauvaises surprises sur les coûts ou les délais.

Informer le syndic et la copropriété : la procédure officielle

La procédure type pour faire valoir son droit à la prise est la suivante :

  • Envoyer au syndic une lettre recommandée avec AR détaillant le projet : description de la borne de recharge, puissance, raccordement prévu, devis de l’installateur IRVE.
  • Joindre les plans techniques fournis par le professionnel (schémas de câblage, emplacement du compteur, cheminement des câbles dans les parties communes).
  • Indiquer clairement que la démarche s’inscrit dans le cadre du droit à la prise, en rappelant les références légales (ce que l’installateur peut souvent vous aider à formuler).

Le syndic est alors tenu d’inscrire la question à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale, ou d’informer le demandeur si des travaux collectifs sont déjà prévus. Il peut aussi proposer une solution alternative, par exemple un projet mutualisé de bornes de recharge pour l’ensemble de la copropriété.

Solutions individuelles vs solutions collectives : comment choisir ?

En 2026, on observe deux grandes approches pour la recharge des voitures électriques en copropriété :

La solution individuelle : chaque copropriétaire installe sa borne

Dans ce cas, le copropriétaire finance sa propre borne de recharge et son raccordement, généralement :

  • à son compteur individuel, ou
  • à un compteur dédié installé spécifiquement pour la borne.

Les avantages sont clairs :

  • Indépendance totale sur le choix de la borne, la puissance et l’opérateur d’électricité.
  • Consommations clairement identifiées sur une facture individuelle.
  • Possibilité d’adapter ultérieurement l’installation en fonction de l’évolution de ses besoins.

En revanche, le coût initial peut être plus élevé, surtout si la distance entre le tableau électrique et la place de stationnement est importante, ou si de nombreux passages en parties communes sont nécessaires.

La solution collective : une infrastructure partagée pour l’immeuble

De plus en plus de copropriétés, surtout les grandes résidences, optent pour une infrastructure collective : une « colonne montante IRVE » qui dessert l’ensemble des places de parking. Chaque résident peut ensuite faire installer sa propre borne, raccordée à cette colonne, souvent via un opérateur tiers.

Les forces de cette approche :

  • Préparation de l’immeuble à une montée en puissance rapide du nombre de véhicules électriques.
  • Rationalisation des travaux dans les parties communes (moins de câbles multiples, meilleure gestion de la puissance disponible).
  • Mutualisation partielle des coûts, souvent plus intéressante à long terme pour la copropriété.

Comme journaliste, je constate que ces solutions collectives deviennent la norme dans les copropriétés de taille moyenne à grande, notamment parce qu’elles simplifient la vie du syndic et évitent la multiplication anarchique des installations.

Combien coûte l’installation d’une borne de recharge en copropriété en 2026 ?

La question du coût est centrale pour tout projet d’installation de borne de recharge en copropriété. En 2026, les prix restent variables, mais on peut donner des ordres de grandeur pour une installation individuelle simple :

  • Borne de recharge 7,4 kW (mode 3, prise Type 2) : entre 600 € et 1 200 € selon la marque et les fonctionnalités (connectée, pilotage intelligent, etc.).
  • Installation par un électricien IRVE : entre 800 € et 1 500 € pour un câblage standard (distance raisonnable, peu de travaux de percement).
  • Coût total moyen : entre 1 500 € et 2 500 € TTC pour une installation clé en main, hors cas complexes.

Pour les installations collectives, l’investissement initial est plus conséquent, mais réparti sur l’ensemble de la copropriété :

  • Infrastructure commune (colonne montante, tableaux, protections) : plusieurs milliers d’euros, parfois 10 000 € ou plus selon la taille du parking.
  • Coût par borne individuelle ensuite généralement réduit, car la structure principale est déjà en place.

Il faut également tenir compte des aides financières disponibles en 2026, telles que :

  • Le crédit d’impôt ou les aides type « Advenir Copropriété » (si toujours en vigueur ou adaptées).
  • Les éventuelles subventions locales (régions, métropoles, communes) encouragent souvent la recharge en habitat collectif.

Ces dispositifs peuvent réduire de manière significative la facture finale. Personnellement, je conseille toujours de vérifier systématiquement les aides disponibles avant de signer un devis : les installateurs sérieux sont en général au courant des programmes en cours.

Les droits et obligations des copropriétaires en 2026

Installer une borne de recharge en copropriété implique des droits, mais aussi des responsabilités pour le copropriétaire demandeur.

Les principaux droits :

  • Faire valoir le droit à la prise, sauf motif sérieux et légitime d’opposition.
  • Bénéficier d’une installation conforme aux normes de sécurité en vigueur (NF C 15-100 et prescriptions IRVE).
  • Utiliser sa borne librement, dans le respect du règlement de copropriété.

Les principales obligations :

  • Supporter l’intégralité des coûts de son installation (sauf décision spécifique de l’assemblée générale).
  • Utiliser un installateur certifié IRVE pour garantir la conformité et la sécurité.
  • Veiller à ce que les travaux dans les parties communes soient réalisés selon les règles fixées par la copropriété.

Un point important : si la borne de recharge est raccordée aux parties communes (compteur général), un dispositif de comptage individuel et de refacturation devra être mis en place pour que la copropriété puisse facturer au juste usage. C’est un point qui suscite parfois des débats en assemblée générale, mais qui se gère très bien avec les solutions connectées actuelles.

Les erreurs fréquentes à éviter lors d’une installation en copropriété

Avec le recul des nombreuses installations observées, plusieurs erreurs reviennent souvent :

  • Ne pas anticiper l’augmentation future du nombre de véhicules électriques dans l’immeuble.
  • Choisir une solution trop « bricolée » (prise renforcée non adaptée, absence d’IRVE) pour économiser quelques centaines d’euros.
  • Omettre d’informer correctement le syndic ou de respecter les procédures formelles, ce qui peut créer des tensions juridiques.
  • Négocier uniquement sur le prix et pas sur la qualité du matériel, du SAV et de la capacité d’évolution de l’installation.

En tant que passionné d’automobile électrique, je considère la borne de recharge comme une pièce maîtresse de l’écosystème du véhicule. Elle doit être fiable, sûre, évolutive et adaptée à votre usage quotidien, surtout en copropriété où les contraintes sont plus fortes qu’en maison individuelle.

Pourquoi 2026 est une année charnière pour les copropriétés

En 2026, la part des voitures électriques et hybrides rechargeables dans le parc automobile français continue de croître. Les constructeurs multiplient les modèles, les autonomies progressent, et les incitations à rouler électrique restent fortes dans de nombreuses zones urbaines.

Pour les copropriétés, refuser durablement la mise en place d’infrastructures de recharge devient un handicap :

  • Perte d’attractivité pour les futurs acheteurs ou locataires qui souhaitent un logement « prêt pour l’électrique ».
  • Risque de multiplication des demandes individuelles mal coordonnées, donc de travaux plus coûteux à long terme.
  • Pression réglementaire croissante pour le pré-équipement des parkings résidentiels.

À l’inverse, les immeubles qui mettent en place des solutions IRVE bien pensées voient leur valeur se renforcer. Pour beaucoup d’automobilistes, la question de la recharge à domicile est désormais un critère de choix déterminant, souvent avant même la superficie ou l’étage.

Installer une borne de recharge en copropriété en 2026 n’est plus une démarche expérimentale, mais une étape logique pour accompagner la transition vers la mobilité électrique. Avec une bonne préparation, un installateur IRVE compétent et un dialogue constructif en assemblée générale, c’est un projet qui peut se transformer en véritable atout pour l’ensemble de la résidence.

Noam